Cinquième secondaire
1e position
David Pronovost, cinquième secondaire, est félicité par M. Jean Charest, député de Sherbrooke et Chef de l'Opposition.
Plus de peur que de mal
Johanne Carter vivait dans un coin très reculé de l'Alabama. Elle était une fille unique et demeurait avec ses vieux parents. Malgré le fait qu'elle était très renfermée, cette jeune adolescente aimait bien être en compagnie de ses meilleurs amis. Elle rentrait paisiblement chez elle après avoir passé la soirée chez Jenny. Il était très tard et il faisait chaud. Elle devait donc faire attention pour ne pas réveiller ses parents qui dormaient probablement la fenêtre entrouverte.
A sa grande surprise, les lumières de la maison étaient toutes allumées. Elle vit alors, sur la véranda, trois valises de tailles différentes qui étaient posées devant l'embrasure de la porte. Que se passait-il ?
A mesure qu'elle avançait, elle distinguait de mieux en mieux les valises. Une fois montée sur la véranda, elle vit une enveloppe, posée sur la plus petite des trois valises, où elle put lire : " À Johanne ". Elle redescendit les marches d'un pas régulier et le visage dépourvu de toute expression. Pour qui étaient ces valises ? Sa mère et son Père s'entendaient à merveille. Pas plus tard que ce matin, ils disaient qu'ils étaient heureux ici tous les deux. C'était cela, ils étaient très bien ici ensemble, il n'y avait rien pour nuire à leur bonheur à part une chose : Johanne. Pourtant, elle ne dérangeait pas tant que cela, elle faisait ses choses et passait la majorité de ses temps libres au téléphone ou chez une amie.
Pendant qu'elle pensait à tout cela, Johanne contournait la maison en direction de la fenêtre du salon pour espionner ses parents , ils parlaient sûrement d'elle. Ils étaient donc si pressés de la voir quitter la maison familiale alors qu'elle n'avait que dix-neuf ans. Ils avaient fait ses valises et les avaient mises dans le portique, ils espéraient donc qu'elle partirait le lendemain matin.
La fenêtre du salon était maintenant en vue. Johanne ne devait cependant pas se faire remarquer. Elle avait peur de la réaction de ses parents. Allaient-ils la mettre à la porte immédiatement ? Un rire aigu interrompit ses pensées ; c'était sa mère qui riait de bon coeur. Comment pouvait-elle trouver cela drôle ? Elle tendit l'oreille en espérant capter une partie de la conversation. Les seuls mots qu'elle put entendre furent : Je ne sais pas comment Johanne réagira ?"
Ainsi, elle se rendit dans la cour arrière. Johanne ne savait plus quoi faire, elle était désespérée. Tout à coup, un chien se mit à aboyer. C'était Lassy, son berger allemand. Quelques secondes plus tard, une personne sortit de la maison en appelant Lassy. Cette voix féminine, qui était-ce ? "Johanne", s'écria la jeune fille. C'était Magalie, sa cousine, Johanne avait complètement oublié qu'elle venait habiter chez elle pendant l'été puisque ses parents partaient en voyage à l'étranger
David Pronovost
5e secondaire
Sérninaire de Sherbrooke