fur2.jpg (35352 octets)Un poste de traite au XVIIe siècle.

À la suite des voyages de Cartier, les Européens s'intéressèrent beaucoup, au XVIe siècle, à l'Amérique dont ils explorèrent les côtes et où ils accrurent leurs entreprises de pêche. Toutefois, on ne réussit à établir aucun poste de traite permanent. On s'efforçait plutôt de chercher des métaux précieux ainsi qu'un passage vers l'Extrême-Orient. On obtenait habituellement des fourrures à des établissements temporaires à terre servant au séchage du poisson. Le commerce des fourrures devint peu à peu la principale raison d'être de certains voyages outre-Atlantique. Les marchands finançaient plus volontiers ces expéditions dont les bénéfices croissaient sans cesse, alors que les gouvernements y prenaient une part moins active. En 1603, le sieur de Monts se vit octroyer le monopole du commerce dans la vallée du Saint-Laurent et dans les régions côtières de l'Atlantique. Parmi ses associés figurait Samuel de Champlain; ensemble, les deux hommes fondèrent une petite colonie à Port-Royal, sur la baie de Fundy. Ce dessin de l'illustrateur Charles William Jefferys (1869-1951) montre Champlain surveillant l'édification de Port-Royal. Plus tard, de Monts déménagea et alla installer son quartier général dans la vallée du Saint-Laurent où, en 1608, Champlain fonda un poste de traite de conception similaire à Québec, l'endroit où Cartier avait hiverné en 1535. L'établissement se composait d'un entrepôt à fourrures et d'une habitation entourés d'un fossé et d'une palissade de bois. Cette base d'opérations située à l'intérieur du pays permit d'établir des relations commerciales avec des groupes autochtones vivant en amont.

Source: Division de l'iconographie, Archives publiques du Canada (C-73716)

 

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